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Depuis combien de temps siégez-vous au conseil d’administration de Cerep-Phymentin ?

J’ai l’impression que c’était hier, mais cela fait probablement pas loin de 10 ans ; cette accélération du temps est probablement un effet bien connu du vieillissement.

Comment percevez-vous votre rôle en tant qu’administrateur ?

Un administrateur doit veiller à ce que tout concoure à assurer le bon fonctionnement de l’association au quotidien, mais aussi sa pérennité et son développement. Un administrateur est avant tout un trait d’union entre les différentes parties de l’association, entre les différentes fonctions du soin, de l’administration et la gestion, des services généraux, des responsables et du siège, le dedans et le dehors (en particulier les pouvoirs publics), hier, aujourd’hui et demain, voire après-demain.

« Tout travail mérite salaire » dit le code du Travail : l’administrateur est un bénévole, il ne « travaille pas » dans l’association et ne doit se mêler ni des soins, ni de leur conduite, ni de leur direction. Position intéressante pour un professionnel du soin – ailleurs - que d’occuper cette « autre place » et de représenter l’extérieur à l’intérieur et l’intérieur à l’extérieur, les exigences de l’administration et de la gestion, comme celles du soin et de son cadre, de veiller à la bonne marche des choses sans jamais les faire marcher directement

Administrateur depuis des années, vous semblez très attaché à l’association. Pourquoi et peut-être plus précisément, qu’est-ce qui la rend si attachante ?

C’est à Guy Atlan qui en était le président que je dois d’avoir connu le CEREP de l’intérieur, dans son engagement militant au service de l’éducation et du soin des jeunes en difficulté qui y étaient accueillis, au CMPP, dans les hôpitaux de jour et à l’IME. C’est lui qui m’a fait l’honneur, l’amitié et la confiance de penser que je pourrais être d’une certaine aide pour l’association. Mon engagement n’a fait que croître avec le rapprochement avec cet autre courant du soin, longtemps porté par Michel Soulé, un de mes maîtres, dans l’association Phymentin.

Faire travailler ensemble des équipes pluridisciplinaires face aux enjeux de l’intégration sociale, avec la prise en compte de la dimension la plus individuelle éclairée par la psychanalyse, tel est le cap commun qui a donné un sens à la fusion dont est née la nouvelle association ; c’est plus qu’il en faut pour soutenir longtemps mon propre engagement d’administrateur

Portrait chinois 

Si vous étiez un mot, lequel seriez-vous ? Écouter/comprendre… (je rêve…)

Si vous étiez un livre, lequel choisiriez-vous d’être ? « Vingt mille lieues sous les mers » de Jules Verne

Si vous étiez une qualité ou une valeur, laquelle seriez-vous ? J’aimerais que ce soit : patience/persévérance et non l’impatience et le découragement qui me caractérisent souvent.

Si vous étiez un héros, lequel voudriez-vous incarner ? Ferdinand Bardamu (le narrateur du « Voyage au bout de la nuit » de L-F Céline)